Brûlure, décharge électrique, picotements, fourmillements, sensation d’engourdissement ou de courant qui passe…
Certaines douleurs sont difficiles à décrire. Elles ne ressemblent pas à une contracture musculaire, ni à un “faux mouvement”. Elles apparaissent parfois sans raison évidente, changent d’intensité, se déplacent, et peuvent être déroutantes, voire inquiétantes.
Si vous reconnaissez ce type de sensations, il est possible que vous soyez confronté à ce que l’on appelle une douleur neuropathique.
De nombreux patients qui consultent au cabinet d’ostéopathie de Saint-Gratien viennent précisément pour cela : faire le point, comprendre ce qui se passe et savoir quoi faire pour solutionner leurs douleurs.
Mettre des mots sur ces sensations est souvent déjà un premier pas vers l’apaisement.
Vous reconnaissez ces sensations ?
Brûlures, picotements, décharges électriques, zones engourdies…
Lorsque la douleur ne ressemble pas à une douleur “classique”, il est souvent utile de faire le point pour comprendre ce que votre corps essaie de signaler et savoir comment agir.
Quand la douleur ne ressemble pas à une douleur « classique »
Une douleur neuropathique se distingue des douleurs musculaires ou articulaires habituelles. Elle ne se manifeste pas forcément lors d’un effort, ni à un endroit très précis.
Elle peut :
• apparaître au repos
• être déclenchée par certaines positions
• survenir de manière imprévisible
• persister malgré des examens rassurants
C’est souvent cette incohérence apparente qui pousse à consulter.
“On me dit que tout va bien, mais je ressens quand même ces sensations…”
Et pourtant, ces ressentis sont bien réels.
Douleur neuropathique : comprendre ce qu’il se passe
La douleur neuropathique est liée à une irritation ou une perturbation d’un nerf.Contrairement à une douleur musculaire ou articulaire, le problème ne vient pas directement du muscle ou de l’articulation, mais du message nerveux qui circule moins bien ou de façon excessive.
Un nerf peut devenir sensible ou réactif lorsqu’il est :
• comprimé ou irrité sur son trajet
• entouré de tensions musculaires persistantes
• soumis à un manque de mobilité articulaire
• sollicité dans une posture prolongée ou répétée
• impliqué dans une zone qui compense depuis longtemps
Avec le temps, le nerf peut “s’emballer” et envoyer des signaux inhabituels, même en l’absence d’un mouvement précis ou d’un effort particulier.
Parmi les douleurs neuropathiques les plus courantes, nous pouvons citer : les douleurs liées au syndrome du canal carpien, les sciatalgies, les cruralgies ou encore les névralgies cervico-brachiales.
Des sensations parfois déroutantes
Les douleurs neuropathiques peuvent prendre des formes très variées, ce qui les rend parfois difficiles à identifier.
Les patients qui viennent en consultation décrivent souvent :
• des brûlures
• des élancements
• des décharges électriques
• des picotements ou fourmillements
• une sensation de zone “endormie” ou insensible
• une impression de courant qui traverse une région du corps
Ces sensations peuvent être localisées ou diffuses, constantes ou fluctuantes. Elles peuvent aussi s’accompagner d’une fatigue mentale, liée au fait de devoir “composer” en permanence avec une douleur imprévisible.
Petit à petit, certaines personnes commencent à éviter certains gestes ou certaines positions, par peur de déclencher les symptômes.
Quand la douleur s’installe dans le quotidien
Vivre avec une douleur neuropathique, même modérée, peut devenir pesant.
Avec le temps, cela peut entraîner :
• une appréhension du mouvement
• une perte de confiance dans son corps
• une vigilance permanente aux sensations
• une fatigue émotionnelle
Beaucoup de patients expliquent qu’ils ont surtout besoin de comprendre pourquoi ces sensations sont là, et si elles sont inquiétantes ou non.
Faire le point devient alors une étape essentielle.
Ne restez pas seul avec une douleur qui vous pèse au quotidien...
Lorsqu’une douleur s’installe, même de façon intermittente, elle finit par impacter le moral, les gestes du quotidien et la confiance dans son corps.
Faire le point permet souvent d’y voir plus clair, de comprendre les mécanismes en jeu et d’envisager une prise en charge adaptée.
Qu’est ce que l’ostéopathie peut m’apporter ?
En ostéopathie, l’approche de la douleur neuropathique est globale et individualisée.
L’objectif n’est pas uniquement de faire disparaître la sensation, mais de réduire les contraintes qui s’exercent sur le système nerveux.
Lors d’une consultation au cabinet d’ostéopathie de Saint-Gratien, votre ostéopathe prend le temps d’évaluer :
• le trajet du ou des nerfs concernés
• les zones de tensions musculaires
• la mobilité des articulations impliquées
• les postures et habitudes du quotidien
• les compensations installées au fil du temps
Le travail peut inclure :
• la libération douce des tensions autour du nerf
• l’amélioration de la mobilité articulaire
• le relâchement des zones en surcharge
• un travail visant à apaiser le système nerveux
Cette approche progressive permet souvent de diminuer l’hypersensibilité nerveuse et de retrouver des sensations plus stables et plus confortables.
Apaiser le système nerveux, pas le brusquer
Dans le cadre des douleurs neuropathiques, la douceur est essentielle.
Forcer, étirer excessivement ou “manipuler en force” peut parfois entretenir l’irritation, voire l’accentuer.
C’est pour ces raisons, que votre ostéopathe propose un travail respectueux du rythme du corps, qui vise à :
• redonner de l’espace au nerf
• améliorer la qualité des mouvements
• diminuer les messages de danger envoyés au cerveau
Suite aux séances, beaucoup de patients décrivent une sensation de relâchement global, une diminution de l’intensité ou de la fréquence des symptômes, et surtout une meilleure compréhension de leur corps.
Adapter le quotidien pour éviter d’entretenir la douleur
La consultation d’ostéopathie ne s’arrête pas au soin manuel.
Des conseils personnalisés vous seront proposés pour aider le système nerveux à se calmer sur la durée.
Selon votre situation, cela peut concerner :
• l’ajustement de certaines positions
• la variation des postures dans la journée
• la reprise progressive du mouvement
• la gestion des gestes répétitifs
Ces adaptations, souvent simples, peuvent avoir un impact important lorsqu’elles sont bien ciblées.
Pourquoi consulter pour « faire le point » ?
Comme évoqué plus haut, lorsque les sensations sont inhabituelles, comprendre ce qui se passe dans le corps est déjà une première étape thérapeutique.
Consulter pour une douleur neuropathique permet de :
• mettre des mots clairs sur vos ressentis
• mieux comprendre le fonctionnement de votre douleur• identifier les zones de tension ou de blocage
• être rassuré sur le fonctionnement de votre corps
• construire une prise en charge cohérente et adaptée
Si, en lisant cet article, vous vous êtes reconnu dans ces descriptions, il est peut-être temps d’agir et de ne plus rester seul avec ces sensations désagréables.
Comprendre votre douleur est souvent la première étape pour l’apaiser
Si vous vous êtes reconnu dans cet article, il est peut-être temps de ne plus subir ces sensations inhabituelles.
Une consultation permet d’évaluer votre situation, de vous apporter des explications claires et de construire un accompagnement cohérent, adapté à votre corps et à votre quotidien.
Est-ce normal qu’une douleur revienne plusieurs fois ?
Ce n’est pas rare, mais ce n’est pas anodin.
Une douleur récurrente est souvent le signe qu’un déséquilibre, une irritation nerveuse ou un facteur de vie continue d’entretenir le problème. Comprendre pourquoi elle revient permet d’agir plus efficacement.
Faut-il consulter même si la douleur n’est pas très intense ?
Oui. Les douleurs neuropathiques peuvent être fluctuantes et parfois peu intenses au départ.
Plus la prise en charge est précoce, plus il est possible d’éviter qu’elles ne s’installent durablement ou ne deviennent chroniques.
Combien de séances sont nécessaires pour une douleur neuropathique ?
Il n’existe pas de nombre fixe.
Tout dépend de l’origine de la douleur, de son ancienneté et de votre contexte de vie. L’objectif n’est pas uniquement de soulager, mais aussi de stabiliser la situation dans le temps.
Sources :
- INSERM, Douleurs neuropathiques
- HAS, Évaluation et prise en charge de la douleur
- Société Française d’Étude et de Traitement de la Douleur (SFETD)
- Lewis DD, Summers GK, Osteopathic Manipulative Treatment for the Management of
- Adjacent Segment Pathology. J Am Osteopath Assoc. 2017